jeudi 22 août 2013

Chandernagore

La porte sud de la ville.
Je suis enfin de retour sur mon blog: la fin du séjour a été très speed comme on dit, avec des imprévus, des déplacements nombreux et le retour incitait à un peu de repos. Me voici donc de nouveau devant mon clavier, pour rassembler des souvenirs et vous parler de Chandernagore. Cela est un peu difficile parce qu'il n'en reste pas grand chose. Le lieu est plus propice à la nostalgie qu'à l'admiration.

Chandernagore cesse depuis la fin du XVIIIème siècle d'être un grandiose port de commerce pour devenir une petite ville endormie dans l'ombre de la grande Calcutta. La ville vit paisiblement et elle prend un petit aspect ville de province.

La ville elle même, rétrocédée avant l'heure -après référendum- a subi un traitement de la part des indiens qui n'y ont conservé que le "front de Gange" et les alentours. On est un peu triste de ce résultat et on comprend mieux les nombreux traités qui ont précédé la rétrocession de Pondichéry, pour éviter ce retour brutal - et les balafres architecturales -  dans l'Union Indienne. Depuis quelques temps, la France rénove quelques bâtiments de la ville.

La ville compte quelques curiosités, et une journée suffit largement pour faire le tour de la petite cité. En général, on commence par la visite du cimetière, qui est un lieu plein de mémoire en pleine rénovation qui donne un aperçu du passé de la ville.


La prochaine étape avant le front du Gange est la magnifique Église de la ville, où l'on retrouve le nom de Claude Martin, qui était ici un bienfaiteur.



Puis on descend sur le front du Gange où un kiosque a été offert à la ville par un de ses citoyens. Il donne sur une promenade agréable d'un kilomètre sur le Gange.



Le reste ne consiste qu'en une promenade le long du Gange, il ne reste que peu de choses en dehors du rivage, quelques écoles, quelques belles maisons. On sent que l'assimilation a été assez poussée, il n'y avait pas de place pour l'exploitation coloniale dans cette petite bourgade et d'ailleurs, les statues de nationalistes, de terroristes de l'indépendance (des gens qui tuaient arbitrairement tous les anglais qu'ils pouvaient croiser), et même celle de quelques alliés de l'axe comme Bose rappellent que nombreux étaient les opposants de la couronne qui venaient chercher refuge dans la langueur et la paresse de cette ville au calme. Les indiens avaient fini par l'appeler la cité de la liberté, tant les nationalistes avaient investi la ville et pouvaient écrire, penser et se rassembler en paix.

L'ancienne demeure du gouverneur fait office de musée de la présence française. On y trouve de beaux meubles qui rappellent la gloire d'antan, et les textes protocolaires qui montrent comment ce territoire a été repris sans concession aucune par les Indiens.




Le reste des photos ne sont que des souvenirs de notre passage sur les berges du Gange. Les indiens s'y promènent en toute insouciance, ayant réinvesti entièrement l'espace, semblant même se demander ce que je pouvais vouloir en prenant les beaux bâtiments en photo ; et seule une école possédant une petite section française rappelle que certains francophones se trouvent encore ici. Le lieu n'a pas grand chose à voir avec Pondichéry, où le souvenir français est encore bien présent.

La mairie.


Les terroristes en question étaient ces fous-furieux venus du Bengale anglais, et qui tiraient sur tous les blancs à vue. 

Commissariat. 


Palais de justice, ancienne résidence du gouverneur. Les Réunionnais s'y retrouveront.



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Villa, reconvertie en hôtel. 

Maison.

L'École Française. 

Le prochain article aura pour objet Hyderabad, la perle du Deccan (les perles sont les spécialités de la ville). 

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