Le 18 juin 2013.
Jusqu’à présent mon expérience du train en Inde s’était limitée à la
«Scnd Class Seating Class» étouffante et façon Inde caricaturale, avec des gens
qui cuisinent par terre, des toilettes à éviter et des mendiants pathétiques;
ou aux classes à air conditionné assez luxueuses sur les longs trajets d’où
l’on sort malgré tout frigorifié. Malgré l’appréhension suscitée par ceux de
mes amis qui en avaient une mauvaise expérience, je suis monté en classe
Sleeper, la classe à couchettes sans AC. Ça a été pour moi une très belle
surprise. D’abord anxieux à l’idée de grimper tel un singe sur la plus haute
banquette située sur le coté du train (celle qui ne donne sur aucune fenêtre),
j’ai vu toutes mes craintes s’envoler dès le départ du véhicule. D’une part les
gens qui voyagent avec vous sont des familles de classes moyennes, désireuses
d’en savoir plus sur vous et de vous aider, surtout (il y a alors sept paires
d’yeux par compartiment pour veiller sur vos effets, voire vous réveiller à
l’heure). D’autre part, avec la possibilité d’attacher à un point d’ancrage les
bagages à l’aide d’une chaine et d’un cadenas achetés à la gare avant de
partir, on se sent plus en sécurité. On m’avait fait tout un tas de rapport sur
les odeurs (et en effet, dès lors qu’on enjambe un cours d’eau, on a la nausée
un petit instant), mais je dois avouer qu’avec un wagon rempli à moitié de
femmes indiennes arborant du jasmin dans les cheveux, j’ai passé une nuit bercé
par les senteurs suaves et capiteuses que le vent, s’engouffrant par les
fenêtres, transportait.
Concernant l’emplacement de la couchette, il semblerait bien que
-parole d’indiens qui voyagent souvent- l’endroit qui m’a été attribué (le
Side-Upper Coach) soit le meilleur. En effet, les autres banquettes donnent sur
des fenêtres qu’on ne peut fermer. S’il pleut, tant pis pour vous. De plus, le
vent vous frigorifie. Sur le Side Upper au contraire, on profite de l’aération
sans avoir ni l’inondation, ni la congélation.
Pour finir, je savais que le train en Inde arrivait souvent en retard,
mais pas qu’il pouvait arriver en avance. Je l’ai appris la nuit dernière,
lorsque le couple d’octogénaires qui partageait mon compartiment est venu me
réveiller une heure avant en me disant que s’était plus sûr. Et de fait, nous
sommes arrivés à Thanjâvur une vingtaine de minutes après.
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